O ma mère, ma très chère mère

houssayn-4Voici une élégie en français qui s’inspire très fortement de la version originale interprétée par les frères Tejani dont le titre original est « Akhir Houssayn maa houn ». Pour ceux qui veulent le réciter, les strophes sont écrites afin de s’arrimer à la mélodie originale.

O ma très chère mère,
Regarde la chair de ta chair,
Transpercé par tant de flèches,
Allongé sur cette terre sèche.
O mère regarde ma souffrance,
Shimr m’égorgeant sans clémence
Ô mère réconforte-moi.

Ô mon fils Houssayn, Ô mon fils Houssayn, Ô mon fils Houssayn

Comment pourrais-je endurer
De voir te faire torturer
Après tout je suis une mère

-*-

Je t’ai couvert de tendresse
Depuis ta plus tendre enfance
J’ai prié pour toi sans cesse
Avant même ta naissance.
Ces hommes nourris par la haine
Ont tué le fruit de ma peine
S’en prenant à lui par centaine.

Comment pourrais-je endurer
De voir te faire torturer
Après tout je suis une mère

-*-

Comment peut-on assumer
D’assassiner sans émoi
Un bébé d’à peine six mois
Devant un père consumé.
Une mère a dû endurer
De voir le corps torturer
De son enfant adoré.

Comment pourrais-je endurer
De voir te faire torturer
Après tout je suis une mère

-*-

J’ai vu vos corps profanés
Des enfants assassinés
Femmes et enfants enchaînés
Torturés et emprisonnés.
Mais pourquoi tant de violence
Contre ces gens sans défense
N’ont-ils donc pas de conscience.

Comment pourrais-je endurer
De voir te faire torturer
Après tout je suis une mère

-*-

Face à l’inhumanité
De ces hommes remplis de rage.
Zaynab tu as supporté
Avec courage cet orage.
Je serai à tes côtés
Là pour te réconforter
Ma fille je te le promets.

Comment pourrais-je endurer
De voir te faire torturer
Après tout je suis une mère

-*-

Houssayn te voir t’écrouler
Fut la pire des afflictions.
J’ai vu ton sang s’écouler
Dans ce désert d’oppression.
Viens dans mes bras mon enfant
Loin de ce lieu de tourment
De fureur et de dénuement.

Comment pourrais-je endurer
De voir te faire torturer
Après tout je suis une mère

-*-

Pas un seul être vivant
Ni même les prophètes de Dieu
Ne put voir l’acte odieux
De Shimr te décapitant.
Je partagerai ton chagrin
Va affronter ton destin
N’ai pas peur mon fils je t’aime.

Comment pourrais-je endurer
De voir te faire torturer
Après tout je suis une mère

Préparé et proposé par www.al-misbah.org 

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