Les larmes de Sakina (ahs)

sakina-1Voici une élégie qui s’inspire de celle interprétée par Abbas Haider Lalji, « A message from Sakina (a.s) to Abbas(a.s) » Ce texte n’est pas une traduction. Les différentes strophes ont été écrites pour coller à la mélodie originale.

Voici l’histoire, D’une enfant de quatre ans
Portée par le temps, À jamais dans les mémoires.
On ne peut pas rester insensible, Face à cette injustice terrible.
Même les anges et les sept cieux, Ne purent supporter
D’être ainsi les témoins, en ce lieu, De tant d’atrocités.
Et pour la faire cesser de pleurer, La tête de son père lui fut apportée.

O père, j’ai tant besoin de toi !
Viens, serres moi dans tes bras.

(Refrain)
Tu sais que pour moi,

Depuis Karbala,
Chaque jour est Achoura.

O père je voudrais te dire
Ma peine et ma souffrance
Que j’ai endurées en silence,
Me préparant au pire.
La haine et la violence
Ont eu raison de moi.
J’ai fait preuve de patience
Malgré mon désarroi.
O père, je t’en prie, viens à moi !
Viens, réconforte-moi.
(Refrain)

Tu sais que tant de gens furent
Sans merci et sans cœur.
Mais leurs coups ou même la peur
Ne furent aussi durs
Que le fait de ne pas savoir
Que tu n’es pas loin de moi,
Ou le fait de ne plus pouvoir
M’endormir contre toi :
C’est cette idée qui me détruit
Me plongeant dans la nuit !
(Refrain)

Karbala fut rouge du sang
De tellement d’innocents.
Et des soldats vils en liesse
Ont mis vos corps en pièce.
Mais je repense à vos têtes,
Plantées au bout des lances,
Et la joie des gens en fête
Qui réclamaient vengeance :
Chacune de ces scènes là
Hantent ces nuits sans toi.
(Refrain)

En allant chercher de l’eau
Pour nous donner à boire,
Mon oncle Abbas pensait pouvoir
Atténuer nos maux.
S’il n’avait pas, ce jour-là,
Vu cette détresse en moi,
Il n’aurait pas fait le choix
De sacrifier ses bras !
Depuis l’eau a pris la saveur
Des larmes de mes pleurs !
(Refrain)

J’imagine que mes frères
Sont près de toi o père !
Je vois parfois leurs visages
Comme deux doux mirages.
Je revois le regard doux
De mon Asgar surtout,
Et la nuit j’entends souvent
Ses cris portés par le vent.
Quand pourrais-je donc, dis le moi,
Le prendre dans mes bras.
(Refrain)

J’admire depuis mon cachot
L’envol des oiseaux,
Qui parcourent libres les cieux
Pour retourner chez eux.
Père, viens et libère moi
De ce lieu fait de douleur
Pour retrouver ce bonheur,
Que j’ai connu autrefois !
O père dis-moi une chose,
Ne suis-je pas ta rose ?
(Refrain)

Mon cœur regarde je suis là
Je t’emmène avec moi !
Je sais que pour toi,
Depuis Karbala,
Chaque jour est Achoura.

Je sais que pour toi
Chaque jour est Achoura
Chaque terre est Karbala !

Préparé et proposé par www.al-misbah.org

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