Notre économie par Mohammad Bâqer al-Sadr

Notre économie de Muhammad Baqir al-SadrLes intellectuels occidentaux et occidentalisés prétendent que l’Islam est une religion et non pas une économie, un dogme et non pas un programme de vie, une relation entre l’homme et son Seigneur et ne saurait constituer la base d’une révolution sociale. Mais il leur a échappé que l’Islam est une révolution dans laquelle la vie est indissociable de la foi, l’aspect social est inséparable du contenu spirituel. L’Unicité est l’essence de la foi islamique. C’est par elle que l’Islam libère l’homme de toute servitude autre que celle de Dieu.

Dans le domaine économique, le niveau de vie de l’individu ne doit pas dépasser de beaucoup le niveau de bien-être général de la société. L’Islam a posé des restrictions sur l’échange des biens, il a également restreint la dépense relative à la satisfaction des besoins en prohibant le gaspillage.

L’autre mesure est celle qui vise à relever le niveau de vie des pauvres pour atteindre la moyenne générale du bien-être. Par ces deux mesures, l’Islam tend à réaliser un équilibre social entre les niveaux de vie de tous les membres de la Communauté, malgré la différence de revenus.

Voici un tout petit extrait qui vous donnera, nous l’espérons, l’envi de plonger dans ce livre d’une richesse et d’une profondeur rares:

« […] Dieu est le véritable et unique Propriétaire de l’Univers et de toutes les richesses que celui-ci contient et qu’Il (Dieu) en a délégué la propriété à l’homme, lequel a mérité cet honneur, puisqu’un tel mandat suppose que Son détenteur possède le sens de la responsabilité et inspire confiance et que l’homme est justement l’être terrestre qui se distingue par le sens de la responsabilité dont il est doté. Il est donc naturel que l’homme doive – du fait de son mandat – se comporter envers ce qui lui est confié d’une façon conforme aux prescriptions de Dieu qui l’a délégué auprès de l’univers et lui a confié toutes les richesses que celui-ci renferme. En Islam, les statuts de la richesse représentent un aspect des prescriptions de Dieu. Et c’est par l’observation et l’application de ces prescriptions que l’homme-délégué peut s’acquitter des obligations du mandat dont il doit respecter les termes. Mais ces statuts se présentent islamiquement sous deux formes : la forme islamique intégrale, la forme islamique limitée. La forme intégrale, c’est la forme législative qui s’applique dans le cas d’une société intégralement islamique, fondée sur une base islamique et ayant un système économique et un régime politique qui s’inspirent totalement de la Loi révélée. Quant à la forme limitée, c’est la forme législative qui s’applique islamiquement dans le cas d’un individu pratiquant, personnellement soucieux de baser sa conduite et ses rapports avec les autres sur les fondements de l’Islam, mais vivant dans une société qui n’adopte pas celui-ci comme système de vie et qui applique des régimes sociaux et des idéologies non islamiques. »

Avec l’aimable contribution de « L’Ile Lettrée »

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