Al-Baqî à Médine… (lumieres-spirituelles.net)

jannatul-baqiAprès la visite du Prophète Mohammed(s) et de celle de Fâtimah(p) (‘au cas où’) dans la mosquée du Prophète(s), les visiteurs se rendent dans le cimetière limitrophe appelé « al-Baqî’ ». Dans ce cimetière, sont enterrées de grandes figures du début de l’Islam, des compagnons du Prophète de La Mecque (qui ont émigré avec le Prophète) et de Médine (les Ansars), les épouses du Prophète(s) (à l’exception de sayyida Khadîjah) et d’autres parents de la famille du Prophète comme son oncle ‘Abbas fils de Muttalib et Abdallah fils de Ja’far at-Tayyâr.

Mais al-Baqî’ est surtout connu pour être le sanctuaire de quatre Imams(p) de la descendance du Prophète Mohammed (les Imams Hassan al-Mujtabâ(p) fils de ‘Alî(p) et Fâtimah(p), Alî fils de Hussein as-Sajjâd(p), Mohammed fils de ‘Alî al-Bâqer(p) et Ja’far fils de Mohammed as-Sâdeq(p)).

En allant vers chemin au cimetière et en tournant le dos à la noble Mosquée du Prophète(s), tout est d’un blanc étincelant : marbre blanc, colonnes blanches et dorées (parasols blancs déployés comme des palmiers pour protéger du soleil et de la pluie, réverbères repliés, illuminant le sanctuaire pendant la nuit), murs blancs séparant la mosquée, l’esplanade longeant le cimetière, le cimetière. Le cimetière.

Le cimetière ne s’ouvre que deux fois par jour, après la prière du matin et après la prière de l’après-midi, et que pour les hommes.

Ils peuvent alors marcher dans les allées qui le parcourent et s’ils ont de la chance, longer les « tombes » des quatre Imams(p) mises côte à côte marquées de quatre pierres dans le plus total dénuement. {Certes, nous sommes à Dieu et c’est vers Lui que nous retournons.}

Ils s’imaginent mettre leurs mains, leurs corps sur leur terre bénie, chercher refuge auprès de leurs tombes, demander leur intercession auprès de Dieu pour tout ce qu’ils désirent. Héritiers des Prophètes, ils sont les flambeaux des ténèbres et les enseignes de la piété, les indices sur sa voie. C’est par eux que Dieu fait descendre la pluie, empêche le ciel de tomber, dissipe les soucis, soulage la misère.

Sans eux, la nation islamique n’aurait plus jamais connu la Parole divine ni la Sunna du Prophète, colonnes de lumière reliant la terre au ciel…

Quant aux femmes, accrochées aux grilles de la dernière rangée de l’esplanade derrière le cimetière, derrière la rangée des hommes, derrière, derrière. Pressées de toutes parts par d’autres femmes, elles doivent se contenter d’imaginer ces tombes. Elles peuvent peut-être apercevoir la tombe de Oum al-Banin, la mère d’Abû Fadl al-‘Abbas, le frère fidèle de l’Imam Hussein(p).

Ou bien se contenter de les visiter de loin, le cœur meurtri, les larmes ruisselant sur les joues, la poitrine soulevée par les sanglots étouffés.

Extrait de Lumières Spirituelles (N°22 – Rabî’l 1432 – Février-Mars 2011)
Proposé par www.al-misbah.org 

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